Saint-Martin, d’où vient ce nom ?

Saint-Martin, d’où vient ce nom ?

Comme Saint Martin de Tours est le patron de la Beauce, en France, il est juste qu’il ait un pied à terre dans la nouvelle Beauce, et je le nomme par la présente patron de la nouvelle mission qui s’appellera Saint-Martin de la Beauce. Vous aurez soin de l’annoncer aux intéressés et d’en faire mention fréquente dans les actes qui concerneront cette mission.

Extraits d’une lettre de Son Excellence le Cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau au révérend Bernard Bernier, curé de Saint-Georges, en date du 2 janvier 1878.

 

Notre municipalité porte le nom de Saint-Martin à la mémoire d’un grand homme, saint Martin de Tours, patron de la Beauce en France. Mais qui était-il vraiment ?

 

Né à Sabaria vers 316 et fils d’une famille de militaires, saint Martin de Tours passa son enfance en France. C’est là qu’il découvrit l’Évangile. Il devint très tôt un passionné du vrai Dieu et voulut se faire moine. Toutefois, dans sa famille, on semblait préférer les mérites de la carrière militaire. Martin s’enrôla donc pour devenir officier. Soldat pendant quelques années, il conservait toujours ce goût inné pour les vertus divines. Un jour, il posa un geste humanitaire qui passa à l’histoire. Par un matin froid d’hiver, il aperçut à la porte d’une ville un pauvre homme replié sur lui-même, à moitié nu, qui grelottait de tous ses membres. Martin se souvenait des bonnes paroles de Jésus. Il arrêta donc son cheval, détacha son grand manteau et le coupa en deux avec son épée. Il tendit au misérable l’une des moitiés.

 

La nuit suivante, il fit un rêve merveilleux ; Jésus se tenait devant lui, vêtu de la moitié du manteau qu’il avait partagé. Ce rêve décida Martin à joindre l’Église de Dieu. Il reçut le baptême dans la nuit de Pâques de l’an 339. Refusant d’être soldat, il partit pour mener une vie de moine dans une petite cabane isolée. Les gens du voisinage remarquèrent qu’il passait de longues heures à prier. La région en fut rapidement mise au courant. Partout les gens se disaient : « Martin est un homme de Dieu, un saint ». Les mois et les années passèrent et, dans la ville de Tours, l’évêque du diocèse mourut. Qui lui succéderait ? Un seul nom vint aux lèvres des citoyens : Martin. Celui-ci hésita longuement mais accepta en 371. Il fit triompher le christianisme dans l’ouest de la Gaule en organisant les paroisses rurales et les monastères. Il continua de visiter les pauvres et les paysans des campagnes jusqu’en 397, année où la fatigue l’emporta au paradis.